Mieux vaut tard que jamais mais quand même. Ce mercredi 4 février, un vibrato dans la voix, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a officialisé le démarrage en mars d’un programme pilote de dépistage du cancer du poumon. Durant deux ans, les chercheurs vont recruter quelque 20 000 fumeurs ou anciens gros fumeurs, âgés de 50 à 74 ans, volontaires pour passer chaque année un scanner de contrôle. Objectif affiché de ce projet de recherche, baptisé Impulsion : «évaluer les conditions optimales pour le déploiement d’un programme de dépistage organisé en France.» En clair, essuyer les plâtres, et roder l’organisation, pour que la population la plus à risque de développer un cancer du poumon en bénéficie «d’ici 2030», comme Stéphanie Rist en forme le vœu à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le cancer.
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Reste que l’annonce peine à faire oublier le retard préoccupant des autorités sanitaires françaises. «La vraie question c’est pourquoi on a mis autant de temps pour en arriver là !» peste Jean-Philippe Masson, président de la fédération nationale des médecins radiologues, se




