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COP30

«Enfer climatique», «chaos», «effondrement» : avec António Guterres, neuf ans de punchlines écolos à l’ONU

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Le secrétaire général des Nations unies prononcera ce jeudi 6 novembre un discours en prélude à la COP30. Depuis 2017, il rivalise d’inventivité pour trouver des mots toujours plus percutants afin d’alerter sur l’urgence climatique. Un style engagé qui détonne dans le milieu politique.

Le secrétaire général des Nations unies António Guterres, le 22 octobre à Genève. (Fabrice Coffrini/AFP)
Publié le 06/11/2025 à 7h14

Ce jeudi 6 novembre, António Guterres montera à la tribune de la COP30, après l’intervention du président Lula qui l’accueille, pour donner le coup d’envoi de l’événement organisé à Belém (Brésil), avant que les négociations ne commencent lundi 10 novembre. Quelles phrases chocs le secrétaire général des Nations unies va-t-il encore inventer pour secouer des dirigeants plus que jamais divisés sur les questions climatiques ? Il en a fait sa marque de fabrique : depuis son arrivée à la tête de l’ONU en 2017, le socialiste portugais accumule les punchlines sur l’urgence à agir, avant et pendant les négociations. Quitte à faire dans la surenchère.

Cette année, il a mis une pièce dans la machine dès le 22 octobre, à deux semaines du raout international de Belém : «Une chose est claire : nous ne parviendrons pas à contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C dans les prochaines années», a-t-il tranché. La communauté internationale s’était pourtant engagée à ne pas franchir cette limite lors de l’accord de Paris il y a dix ans. «Malgré les engagements pris, nous courons toujours à l’effondrement climatique» et «la perspective d’un avenir vivable [est] de plus en plus incertaine», a-t-il encore asséné le mardi 4 novembre à l’occasion d’un

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