Ce jeudi 6 novembre, António Guterres montera à la tribune de la COP30, après l’intervention du président Lula qui l’accueille, pour donner le coup d’envoi de l’événement organisé à Belém (Brésil), avant que les négociations ne commencent lundi 10 novembre. Quelles phrases chocs le secrétaire général des Nations unies va-t-il encore inventer pour secouer des dirigeants plus que jamais divisés sur les questions climatiques ? Il en a fait sa marque de fabrique : depuis son arrivée à la tête de l’ONU en 2017, le socialiste portugais accumule les punchlines sur l’urgence à agir, avant et pendant les négociations. Quitte à faire dans la surenchère.
Cette année, il a mis une pièce dans la machine dès le 22 octobre, à deux semaines du raout international de Belém : «Une chose est claire : nous ne parviendrons pas à contenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 °C dans les prochaines années», a-t-il tranché. La communauté internationale s’était pourtant engagée à ne pas franchir cette limite lors de l’accord de Paris il y a dix ans. «Malgré les engagements pris, nous courons toujours à l’effondrement climatique» et «la perspective d’un avenir vivable [est] de plus en plus incertaine», a-t-il encore asséné le mardi 4 novembre à l’occasion d’un




