Petites zones mais grand impact climatique. La déforestation de surfaces inférieures à deux hectares dans les forêts tropicales humides est peu surveillée, et pourtant, elle génère des pertes considérables de carbone, révèle une étude publiée ce mercredi 7 janvier dans la revue Nature. L’équipe internationale et multidisciplinaire de chercheurs précise que ces petites perturbations occasionnées par les activités humaines ne concernent que 5 % des zones déboisées mais qu’elles ont occasionné 56 % des pertes nettes de carbone entre 1990 et 2020.
L’effet est disproportionné en raison de la qualité des arbres abattus, plus vieux, plus denses, plus hauts : «La déforestation liée aux routes, au défrichement, aux activités minières le long des rivières ou à l’agriculture de subsistance pénètre vers l’intérieur des forêts tropicales intactes, plus riches en carbone», explique Philippe Ciais, directeur de recherche au Laboratoire des sciences du




