Même lorsqu’ils sont à l’abri de pressions directes comme la déforestation et la pollution, les oiseaux des régions tropicales disparaissent à cause du changement climatique. C’est ce que révèle une étude publiée lundi 11 août dans la revue scientifique Nature Ecology & Evolution. Depuis 1950, les épisodes de chaleurs extrêmes, qui se multiplient et s’intensifient sous le poids du dérèglement climatique, ont entraîné une réduction moyenne de 25 % à 38 % de l’abondance de volatiles nichant dans les forêts – à l’origine – verdoyantes et humides.
Certaines espèces sont durement affectées : le mythique moucherolle royal, à la huppe rouge flamboyante, a vu sa population chuter de 90 %, tandis que le trogon aurore, au ventre jaune, et le martin-pêcheur à dos roux, reconnaissable à ses ailes aux nuances de bleu et de violet, ont perdu près de 80 % de leurs congénères.




