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Libé des auteur·es jeunesse

Les «écureuils» de l’A69 victimes d’une politique à la noix

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Les militants qui grimpaient aux arbres pour protester contre le grand chantier de l’autoroute entre Toulouse et Castres ont mis au jour le double langage du gouvernement qui parle d’horizons verts tout en finançant des projets polluants.

(Inbar Heller Algazi/Liberation)
Par
Sibylle Delacroix
Publié le 25/11/2025 à 20h50

Cet article est tiré du Libé spécial auteur·es jeunesse. Pour la septième année, Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse pour le Salon du livre de Montreuil qui ouvre ses portes le 26 novembre. Retrouvez tous les articles ici.

Les écureuils sont de charmants petits mammifères qui peuplent nos jardins et les albums jeunesse. C’est aussi le nom donné aux activistes qui occupent les arbres pour lutter contre le chantier de construction de l’autoroute A69. Ils partagent avec leurs modèles endurance, agilité, et un cœur qui bat fort.

Le 7 octobre 2024, la dernière écureuil gardienne d’arbre contre l’autoroute a été délogée.

Gendarmes et ouvriers du chantier étaient main dans la main pour dresser un tertre jusqu’aux branches du noyer, et à l’opposante qui a cédé, épuisée après trois semaines de résistance. Que dire de ce chantier et des multiples soubresauts juridiques qui l’accompagnent ? De ce gâchis non seulement d’argent public, mais d’énergie énorme ? Comment parler de ces espoirs qui enflent et se dégonflent comme une respiration difficile, comme celle d’une France asthmatique étouffée par de multiples et croissantes pollutions ?

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