C’est la dernière des «cinq crises» que doit préparer le ministère de l’Intérieur : la «crise climatique», a répété Gérald Darmanin au Sénat puis à l’Assemblée nationale, au cours des discussions sur la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (Lopmi). Au Palais-Bourbon, où le texte est débattu cette semaine, le locataire de la place Beauvau a qualifié la Lopmi de «première grande marche pour préparer la saison des feux de l’année prochaine». La loi d’orientation est avant tout un texte de prévisions budgétaires. Pour toute précision sur le fléchage des fonds à ce stade, Libération a consulté un tableau, qui n’a pas été rendu public. Selon ce document de travail, le programme «sécurité civile» verrait son budget passer de 519 millions d’euros annuels en 2023, à 721 millions en 2027.
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A première vue, une telle hausse – plus de 40 % – est conséquente. Mais elle doit être relativisée. D’abord, parce qu’en cinq ans, cette augmentation des crédits de paiement équivaut à 817 millions d’euros, soit seulement 5,4 % des 15 milliards promis par la Lopmi (la moitié est destinée aux forces de police et de gendarmerie). De plus, le programme «sécurité civile», représente… moins de la moitié de ce que l’Etat alloue à l




