«Une hécatombe.» Le mot résonne dans les couloirs du centre de soins de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), à Audenge, sur le bassin d’Arcachon en Gironde. Les visages marqués par la cadence bousculée, soigneurs et bénévoles se relaient sans pause, le 19 février, pour prendre en charge les macareux moines rescapés des tempêtes qui ont balayé l’Ouest depuis début février. Ces oiseaux marins noir et blanc, aux corps rebondis, aussi surnommés «perroquets des mers» en raison de leur incroyable bec rouge orangé, s’échouent depuis une dizaine de jours par milliers sur l’ensemble du littoral Atlantique, particulièrement en Nouvelle-Aquitaine.
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Venus de loin - des Shetlands comme l’attestent certaines bagues découvertes accrochées à leurs pattes – ils nichent habituellement en colonies sur les falaises d’Islande, d’Ecosse ou encore en Bretagne. Et passent l’hiver dans le golfe de Gascogne. Selon le dernier décompte du Réseau des centres de soins de la faune sauvage, qui a déclenché son dispositif national de gestion de




