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Interview

«L’extrême droite s’oppose aux réformes climatiques parce qu’elles nuisent à ceux qui les soutiennent»

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Le politologue Simon Persico revient sur les raisons qui ont fait de l’écologie un repoussoir dans une partie importante de la population et en particulier parmi les électeurs de l’extrême droite.

Lors d'un déplacement de campagne de Jordan Bardella dans une ferme du Loiret, le 14 juin 2024. (Cyril Zannettacci/Vu pour Libération)
Publié le 20/06/2024 à 20h43

Professeur des universités à Sciences-Po Grenoble, Simon Persico est spécialiste de l’étude des positions des différents partis politiques sur l’écologie. Dans un entretien à Libération, il éclaire les causes de la bascule antiécologique du Rassemblement national (RN).

Lors des européennes et de la présidentielle de 2022, l’extrême droite a fait campagne contre l’environnement. Est-ce nouveau ?

Les sorties antiécologistes du Rassemblement national sont le fruit d’une évolution de plus long terme qui touche l’extrême droite mais aussi la droite. Dans le programme présidentiel de Marine le Pen en 2017, il n’était guère question d’environnement. Elle-même évoquait peu ce thème dans ses discours ou ses interviews. Maintenant, elle en parle davantage pour défendre le nucléaire, l’agriculture productiviste ou critiquer les éoliennes.

Pourquoi une telle hystérie contre l’éolien et le solaire, que le RN appelle les «énergies intermittentes» ?

Maintenant qu’il faut rentrer dans le dur du changement, certains partis, à l’extrême droite mais aussi à droite, s’opp

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