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Reportage

«Nous naviguons presque en terre inconnue» : à Angers, le maire Christophe Béchu face à une crue historique

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Entre cellule de crise et évacuation d’une résidence seniors, l’ex-ministre chantre de l’adaptation au réchauffement affronte dans sa ville des inondations record. Une gestion de crise qui percute la campagne de l’édile, candidat à sa réélection aux municipales.

A Angers, le 19 février 2026. De gauche à droite : la ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, le maire d'Angers, Christophe Béchu, et le préfet de Haute-Vienne, François Pesneau. (Ava du Parc/Libération)
ParFrédéric Autran
envoyé spécial à Angers (Maine-et-Loire)
Publié le 19/02/2026 à 20h57

«Je ne pensais pas revenir si vite après la galette des rois !» lance Christophe Béchu à l’assemblée grisonnante. Il est 13 h 10, ce jeudi 19 février, lorsque le maire d’Angers et secrétaire général du parti Horizons, sourire aux lèvres et bottes en caoutchouc flambant neuves aux pieds, surgit dans la salle à manger de la résidence seniors Grégoire-Bordillon. Autour d’un plat d’endives au jambon, quelques dizaines de pensionnaires savourent l’un de leurs derniers repas sur place, du moins pour quelques jours : situé à un pâté de maisons de la Maine, cette rivière en crue qui fend en deux la capitale de l’Anjou, l’établissement municipal doit être entièrement évacué d’ici ce vendredi matin.

Si la plupart des résidents vont être accueillis par leurs familles, une vingtaine sera relogée dans d’autres structures de la ville. «C’est bien

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