Alors que l’atome tente d’opérer un retour en grâce à la faveur de la crise climatique, que sait-on aujourd’hui de l’impact des rejets radioactifs des centrales nucléaires en France sur la faune et la flore environnantes, au regard des travaux menés par l’«artiste scientifique» Cornelia Hesse-Honegger ? «Nous n’avons pas d’études qui portent spécifiquement sur les insectes et les malformations mais nous évaluons régulièrement autour de chaque infrastructure les niveaux de radioactivité dans l’environnement grâce à des prélèvements effectués dans la terre, l’air, l’eau…» souligne Rodolphe Gilbin, chercheur à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), établissement public placé sous la tutelle conjointe des ministres chargés de la Défense, de l’Environnement, de l’Industrie, de la Recherche et de la Santé, qui a pour mission d’effectuer des recherches et des expertises sur les risques liés à la radioactivité. Dix microgray par heure (µGy/h), c’est la valeur repère estimée comme «sans effet sur l’environnement», d’après les recommandations de la comm
Décryptage
Nucléaire: les rejets radioactifs ont-ils des effets sur la faune et la flore?
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Si EDF et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ont bien mis en place un dispositif pour mesurer l’impact des rejets radioactifs sur les animaux et les plantes, celui-ci présente des lacunes : toutes les espèces ne sont pas étudiées, et les études ne sont menées qu’en laboratoire.
Mesure de la radioactivité près de la centrale de Tchernobyl en avril 2011. (Viktor Drachev/AFP)
Publié le 06/02/2022 à 15h03
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