La nouvelle ne va pas faire plaisir aux antinucléaires les plus résolus, mais aussi aux partisans d’une accélération de la transition énergétique vers un mix électrique comprenant moins d’atome et plus de renouvelables. Sans surprise, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a publié ce jeudi 25 février une décision ouvrant la voie à la prolongation de la durée d’exploitation «au-delà de 40 ans» des réacteurs nucléaires français les plus anciens, mis en service par EDF entre la fin des années 70 et la fin des années 80. Le gendarme de l’atome, dont la mission est de contrôler la sûreté des installations nucléaires et de prévenir tout risque accidentel, s’est réuni mardi pour répondre favorablement à la demande de l’électricien qui souhaite exploiter pour dix ans de plus, dans l’immédiat, ses 32 réacteurs de 900 MWe déjà devenus ou bientôt quadragénaires : «L’ASN considère que l’ensemble des dispositions prévues par EDF et celles qu’elle prescrit ouvrent la perspective d’une poursuite de fonctionnement de ces réacteurs pour les dix ans qui suivent leur quatrième réexamen périodique», indique-t-elle.
Nucléaire
Les réacteurs les plus anciens d’EDF obtiennent dix ans de rab
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L’Autorité de sûreté nucléaire a rendu ce jeudi un avis favorable à la poursuite de l’exploitation des 32 réacteurs français qui ont plus de 40 ans. Une décision attendue mais contestée.
Dans la centrale nucléraire du Tricastin, dans la Drôme, en juillet 2019. (Philippe Desmazes/AFP)
Publié le 25/02/2021 à 14h46
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