Pendant que les Français s’inquiètent de la réforme qui repousse de deux ans l’âge légal de départ en retraites et que son gouvernement prend la foudre de la contestation dans la rue et à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron déroule, dans une certaine opacité, le vrai grand projet de son second quinquennat : un programme de relance accélérée du nucléaire faisant écho au plan Messmer de 1974 qui vit 58 réacteurs sortir de terre en à peine quinze ans (un exploit industriel) quand EDF peine aujourd’hui à livrer le seul réacteur EPR de Flamanville, avec douze ans de retard.
Analyse
Macron, la relance du nucléaire et le fait du prince
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Alors que l’attention est focalisée sur la bataille des retraites, le Président prend seul des décisions qui engagent le pays pour un siècle. Sa décision de réformer, sans concertation, la sûreté nucléaire et d’accélérer le grand chantier des EPR2 grâce au livret A pose question sur le plan démocratique.
Le chef de l’Etat avait annoncé la «renaissance du nucléaire français» le 10 février 2022, lors de son discours de Belfort. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 09/02/2023 à 12h55
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