Des recherches achevées et un bilan définitif. Huit personnes dont une petite fille de trois ans, retrouvée plus tard dans la soirée, ont trouvé la mort, jeudi 27 novembre dans l’éboulement qui a frappé la commune d’Afaahiti, jeudi 27 novembre, ont annoncé les secours à Tahiti la 1ère. A la mi-journée, le chef de l’Etat avait déploré sur X la mort de «sept personnes» après un glissement de terrain qui a enseveli deux maisons dans le village d’Afaahiti, dans l’est de l’île de Tahiti, après de fortes pluies.
Le chef de l’Etat adresse «aux familles touchées par le drame d’Afaahiti tout le soutien de la Nation», et salue «l’engagement des sauveteurs, pompiers, gendarmes, des équipes communales de Tavana, ainsi que des services de l’État et du pays mobilisés sans relâche dans la recherche des disparus et la sécurisation de la zone». Un précédent bilan communiqué par la procureure de Tahiti faisait état de 4 décès et 4 disparus.
«On a été réveillés, comme par un train juste devant la maison»
Le glissement de terrain est survenu à l’aube dans le village d’Afaahiti, après une semaine de fortes pluies. «C’est un éboulement de 30 mètres de hauteur. Une première maison a été emportée et elle est allée se caler dans une deuxième maison», a précisé le haut-commissaire de la République en Polynésie française, Alexandre Rochatte, qui a autorisé depuis certains habitants à rentrer chez eux.
«On a été réveillés, comme par un train juste devant la maison, on est sortis et on a vu qu’une maison était entièrement recouverte par la terre et la boue», a témoigné auprès de l’AFP une voisine, Ida Labbeyi. Les recherches ont été suspendues plusieurs heures en raison d’un nouveau glissement de terrain. Les corps ont été retrouvés après la reprise des opérations de secours.
«La zone a fait l’objet de plusieurs répliques, indique le haut-commissariat de la République en Polynésie française sur son site. La dernière a contraint à interrompre temporairement les opérations de secours.» L’expertise géologique menée par le laboratoire de travaux publics de Polynésie a confirmé la dangerosité de la zone déjà impactée par les éboulements successifs.
«Des chiens, un radar et une caméra»
«On a deux chantiers et on avance très doucement avec des pelleteuses, des chiens, un radar et une caméra endoscopique, parce qu’à n’importe quel moment, on peut mettre du poids sur de potentielles victimes», avait déclaré lors d’un point presse le colonel Olivier Lhote, qui commande les opérations de secours.
Les familles et voisins ont été pris en charge par une cellule psychologique. Vingt-neuf maisons ont été évacuées, selon le haut-commissariat de la République en Polynésie française. 200 personnes, dont 40 pompiers, 30 policiers municipaux, 20 gendarmes et 30 militaires du RIMAPP, le Samu, trois drones et un hélicoptère Dauphin de l’armée ont participé aux opérations de secours.
Mise à jour à 18h30, avec le nouveau bilan donné par la presse locale




