«Une vérité qui dérange.» On n’avait pas entendu ce genre de mots depuis les années 2000, quand Al Gore alertait sur le réchauffement climatique. Ils sont aujourd’hui ceux de Kaveh Madani, chercheur iranien, pour alerter sur l’état des réserves mondiales en eau. Nous sommes entrés dans «l’ère de la faillite hydrique» planétaire, ou de la «banqueroute», alerte ce mardi 20 janvier un rapport de l’Institut de l’eau, de l’environnement et de la santé de l’Université des Nations unies, un groupe de réflexion rattaché à l’ONU.
En empruntant au secteur financier le terme de «banqueroute» de l’eau, les auteurs mobilisent le vocabulaire des dirigeants et du système capitaliste qui a lui-même mené à la destruction du vivant. Le groupe d’experts insiste sur les prélèvements excessifs et sur la perte irréversible d’une partie du «capital naturel lié à l’eau». Ils estiment que les termes




