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Cabillauds, saumons, harengs : une étude parue dans «Science» confirme la contamination des poissons marins par les Pfas

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Un article publié ce jeudi 18 décembre dans la revue scientifique établit que le Pfoa et le Pfos, deux polluants éternels cancérigènes désormais interdits, imprègnent les produits de la pêche. Les poissons importés de Suède et Finlande, dont les eaux sont particulièrement souillées, contribuent ainsi à l’augmentation de l’exposition aux Pfas.

A Tassin-la-Demi-Lune (Métropole de Lyon) en 2023. (Jeff Pachoud/AFP)
Publié le 18/12/2025 à 20h00

Pour les fêtes, vous reprendrez bien un peu de saumon fumé assaisonné aux polluants éternels ? Oui, même les poissons de mer contiennent des traces de Pfas, ces substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées prisées par l’industrie chimique pour fabriquer des ustensiles de cuisine, des vêtements, des cosmétiques ou des mousses antiincendies. Une riche étude publiée ce jeudi 18 décembre dans la prestigieuse revue Science dresse un état des lieux de leur présence dans les océans et confirme la contamination mondiale des poissons marins par deux molécules de la grande famille des polluants éternels : le Pfoa (acide perfluorooctanoïque) et le Pfos (sulfonate de perfluorooctane).

Classés respectivement «cancérigène pour l’humain» et «cancérigène possible» par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), ils ont fait l’objet de restrictions croissantes depuis le début des années 2000.

Les polluants éternels, très persistants dans l’environnement, sont produits par l’industrie chimique sur les continents mais rejoignent les océans via les rivières, reven

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