Pour qui roule le gouvernement ? Que défend-il, au juste ? La santé de la population, notamment via la protection de l’environnement et de la ressource en eau, ou les intérêts particuliers de quelques-uns ? La réponse est hélas de plus en plus limpide, effarante, ahurissante. En témoigne l’enquête administrative demandée par le Premier ministre lundi 26 janvier au sujet de la nomination d’Anne Le Strat, experte reconnue de la gestion de l’eau, ancienne adjointe écologiste à l’eau de la ville de Paris et ex-membre des Ecologistes, au poste de «directrice générale déléguée à la mobilisation de la société» au sein de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Une saisine de l’Inspection générale de l’administration, du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux et de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable destinée à «enquêter sur les modalités de son recrutement», compte tenu de «l’émotion suscitée par cette décision», a justifié mardi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Ce qui constitue «une première, car cette procédure n’est d’habitude utilisée que pour des enquêtes disciplinaires», indique le syndicat Sne-FSU des agents de l’environnement dans un communiqué de presse diffusé ce jeudi.




