Une ambiance hivernale règne sur les jardins familiaux du Bois-du-Château, tout au nord de Lorient, dans le Morbihan. Ce vendredi de décembre, le vent et la pluie balaient le vaste potager collectif, implanté entre la voie rapide et les immeubles de ce quartier prioritaire de la politique de la ville. Les petits arbres fruitiers ont perdu tout leur feuillage, les rosiers retiennent leurs dernières fleurs. Seules quelques rangées de poireaux, choux, blettes ou salades subsistent encore dans les parcelles, couvertes de fumier, de paille, de bâches ou de feuilles mortes. «On essaie au maximum de ne pas laisser les sols nus, pour les garder vivants», commente Yannie Georges, à la tête de l’association qui gère les 105 lopins, en cheminant vers le sien. Ici, dépeint l’énergique sexagénaire, 15 nationalités se côtoient et on vient d’un peu toute la ville cultiver fruits et légumes. Pour le plaisir et aussi, bien souvent, pour améliorer le quotidien.
Enquête
«Est-ce que c’est dangereux de manger nos légumes ?» : en Bretagne, les jardiniers d’un potager collectif s’inquiètent de la pollution du sol à l’arsenic, au cuivre et au mercure
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Des analyses réalisées à Lorient ont mis en évidence la présence de métaux lourds dans des parcelles. Les habitants concernés, qui tentent d’adapter leurs cultures, réclament des études approfondies.
Fred Thiollier, Sylviane Politi, Roland Le Nouail et Yannie Georges dans les jardins familiaux du Bois-du-Château à Lorient, en décembre. (Fabrice Picard/Libération)
Publié le 15/01/2026 à 8h26
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