Une mesure concrète de «l’efficacité des politiques publiques» nationales, locales et européennes contre la pollution de l’air. Et une bonne nouvelle annoncée par Airparif ce vendredi 12 décembre. Selon l’association de surveillance de la qualité de l’air, dont l’Etat et les collectivités locales d’Île-de-France sont membres, la région parisienne a enregistré une «diminution marquée» de ses émissions de gaz à effet de serre et de particules fines PM2,5.
Dans le détail, les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre (GES) ont diminué de 35 % entre 2010 et 2022. Cette chute s’explique, souligne Airparif, par «des baisses particulièrement fortes dans le secteur résidentiel (-44 %), le transport routier (-22 %) et le tertiaire (-38 %), malgré un report partiel vers le gaz et l’électricité».
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Sur la même période, les émissions de particules fines PM2.5, ces molécules particulièrement nocives pour la santé respiratoire, cardiovasculaire ou encore celle des enfants, «ont diminué de 43 %». L’association met cette fois en avant une baisse «très marquée» dans le transport routier (-64 %) «grâce aux progrès technologiques et à la réduction du trafic». La baisse de 45 % enregistrée dans le secteur résidentiel (-45 %) est quant à elle essentiellement due à «la rénovation énergétique des bâtiments et l’amélioration des équipements de chauffage».
Dernier bon point : les énergies fossiles représentent toujours la part majoritaire de la consommation énergétique, mais leur consommation a chuté de 32 % en 12 ans dans la région. Le transport routier et le secteur résidentiel restent les mauvais élèves en trustant la place des «plus émetteurs de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre» en 2022. Le premier contribue à 33 % des GES quand le second se hisse à 67 % des émissions de particules fines PM2.5.
Les aéroports d’Île-de-France contribuent, eux, à 3 % des émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre et un peu plus (14 %) à celles de dioxyde de soufre - tout aussi nocives pour la santé respiratoire. Mais ces dernières ont aussi drastiquement baissé (-84 %) entre 2010 et 2022. Même constat pour d’autres polluants comme l’oxyde d’azote, les composés organiques volatils non méthaniques et l’ammoniac.




