Sono digne de grands shows et projecteurs multicolores : à l’Albert Hall, un ancien cinéma bruxellois au style art déco converti en salle d’événements, s’est tenu le 18 novembre le Politico Health Care Summit. Le nom des sponsors de la conférence s’affiche sur grand écran : Sanofi, Johnson & Johnson, Lilly, Sandoz et bien sûr, la Fédération européenne des associations et des industries pharmaceutiques (Efpia). Tout le gratin du secteur est présent. Dans la salle de réception, c’est petits fours à foison avec retransmission des conférences en direct.
Ses balcons sont propices aux échanges plus confidentiels. La lutte du moment occupe les conversations officieuses : pour la toute première fois, la Commission européenne a instauré le principe du pollueur-payeur dans le traitement des eaux usées via une directive entrée en vigueur en janvier. Le but est d’exiger une écocontribution à partir de 2029 aux industries pharmaceutiques et cosmétiques. Non pas parce que leurs usines contamineraient les sols – les normes de fabrication sont strictes –, mais tout simplement parce que leurs produits contiennent des substances qui peuvent être nocives.
Quand nous nettoyons notre visage hydraté à la crème de jour et quand nous gobons des gélules, des résidus s’échappent dans les eaux usées, notamment par les toilettes, et il faut bien les traiter pour que l’eau du robinet demeure potable. L’Europe a donc décidé que les pros des soins de la peau, des cheveux et de la santé supporteront à ha




