A quoi ressemblerait une «vraie» planification écologique, selon les ONG de défense de l’environnement ? Tout est surtout question de méthode, de moyens financiers et d’évaluation des progrès réalisés, répondent-elles. Car des objectifs sont là, les solutions et chantiers à mener sont connus. «Si des objectifs climatiques et environnementaux sont fixés au niveau de l’Union européenne et dans des lois françaises, ceux-ci sont insuffisamment respectés, constate le Réseau Action Climat (RAC), qui fédère 27 associations nationales et 10 locales autour de la lutte contre le changement climatique. Les blocages freinent l’action et d’autres priorités prennent le dessus dans les orientations de politiques publiques. Il est donc nécessaire de changer de méthode, d’organisation et de dispositifs afin de ne plus dévier des trajectoires fixées.» D’où la nécessité d’une «vraie» planification écologique.
Sur le principe, les ONG saluent la création dès le mois de mai d’un secrétariat général à la Planification écologique. Placé auprès de la Première ministre, celui-ci est «chargé de coordonner l’élaboration des stratégies nationales en matière de climat, d’énergie, de biodiversité et d’économie circulaire» et de veiller «à la bonne exécution des engagements pris par tous les ministères en matière




