Prononcer leur nom suffit à faire frémir de rage la FNSEA. Les Soulèvements de la Terre sont devenus un mouvement indissociable des luttes écologistes ces dernières années. Au point de faire partie – selon des conseillers présidentiels s’adressant à la presse jeudi – de la liste des invités au grand débat organisé par l’Elysée au Salon de l’agriculture qui débute ce samedi 24 février à Paris. Dans un contexte de crise agricole, agriculteurs, industriels, grande distribution et ONG sont censés dialoguer avec Emmanuel Macron lors d’un débat «ouvert» et «sans filtre», «pour esquisser l’avenir» de la filière. Branle-bas de combat du côté du syndicat agricole majoritaire dont le patron, Arnaud Rousseau, a immédiatement dénoncé avec fureur «une provocation inacceptable» et refusé de siéger avec les Soulèvements de la Terre, ce «groupuscule dont la dissolution a été demandée» par le gouvernement lui-même.
Ecologie
Pourquoi les Soulèvements de la Terre embarrassent-ils autant l’Elysée et la FNSEA ?
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Au cœur du pataquès autour d’un débat avec Emmanuel Macron samedi au Salon de l’agriculture, finalement annulé, le mouvement écologiste a pour but de «désarmer» l’agro-industrie. En novembre, le Conseil d’Etat avait annulé sa dissolution prononcée par le ministère de l’Intérieur.
Au cours d'une manifestation contre le projet de loi immigration, à Paris, le 21 janvier 2024. (Fiora Garenzi/Hans Lucas.AFP)
Publié le 23/02/2024 à 19h35
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