Le chant printanier des oiseaux à quelques jours de Noël, des pruniers en fleurs à Paris, des pâquerettes parsemant le gazon au côté des feuilles d’automne. Ce début décembre a pris des airs de fin mars – voire début avril, même dans le nord du pays. L’hiver avait pourtant semblé faire une arrivée précoce, fin novembre, avec son lot de températures sous les normales et de neige jusqu’en plaine. Mais à partir du 6 décembre, le redoux a gagné l’Hexagone, marqué par des anomalies allant jusqu’à 6,5 degrés et un thermomètre dépassant les 20°C par endroits le 8 décembre. Au diapason d’une année déjà surchauffée : 2025 devrait se classer au 3e ou 4e rang des années les plus chaudes en France, selon le bilan provisoire de Météo France présenté lundi 15 décembre.
«Nous venons de vivre un épisode exceptionnellement doux pour un début décembre. Ce sont des températures qu’on n’avait pas vues depuis 2015 à cette période-là», pointe la climatologue à Météo France Christine Berne. Et d’ajouter : «Au début du mois, on a souvent une petite pulsation chaude mais les dernières années, cela étai




