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Consommation

Sobriété : entre conscience des enjeux écolos et volonté modérée de transformation, les Français en pleine ambivalence

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Selon un baromètre dévoilé ce mercredi 26 novembre par l’Agence de la transition écologique, la sobriété de la consommation de biens ou d’énergie est toujours bien perçue en France mais suscite déni et crispations, dans un contexte politique apathique.

Lors du Black Friday 2024 en Virginie aux Etats-Unis. (Benoit Tessier/REUTERS)
Publié le 27/11/2025 à 5h11

La fête de la consommation effrénée est-elle bientôt terminée ? Ce mercredi 26 novembre, en pleine semaine de Black Friday, l’Agence de la transition écologique (Ademe) prend le contre-pied et dévoile un baromètre sur la perception de la sobriété par les Français. Car «pour atteindre la neutralité carbone, l’efficacité énergétique ne suffit pas, il faut aussi transformer les comportements», a pointé Baptiste Perrissin Fabert, directeur général délégué de l’Ademe, lors de la présentation de cette enquête menée cet été auprès de 4000 personnes.

Après une première édition de ce baromètre en 2023, année de crise énergétique, la deuxième vague permet de révéler certaines évolutions et crispations. En 2025, le mot sobriété est par exemple davantage associé à la consommation en général qu’à l’énergie et pour 43 % des Français, ce terme a une connotation positive, tandis que 13 % y voient quelque chose de négatif. Le contexte économique n’aide pas, car nombre de Français vivent actuellement une sobriété subie : «Moins on est contraint financièrement, plus la sobriété va être bien perçue», précise Anaïs Rocci, sociologue à l’Ademe.

Le problème, c’est les autres

La majorité des Français ne considèrent pas être dans l’excès : 82 % des personnes inte

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