Mieux protéger les sources d’eau potable les plus menacées par la pollution. L’idée semble aller de soi, depuis le Grenelle de l’environnement en 2009, mais elle peine à avancer malgré une succession de plans, de conférences nationales, de feuilles de route. Chaque année, une centaine de «captages», ces lieux stratégiques où l’on pompe dans les rivières et les nappes phréatiques, doivent être fermés car l’eau n’y est pas conforme et le coût d’un traitement poussé de potabilisation serait trop élevé.
Depuis 1980, quelque 4500 captages ont ainsi dû être abandonnés à cause d’une dégradation de la qualité de l’eau – 1900 d’entre eux présentaient des teneurs excessives en pesticides et engrais azotés. Aujourd’hui,




