Député socialiste du Pas-de-Calais, Jack Lang était le porte-parole de la campagne du Parti socialiste en faveur du oui à la Constitution européenne.
Heureusement que Laurent Fabius était là pour être en phase avec l'électorat de gauche...
Pourquoi personnaliser ? Dans un pays de tradition plébiscitaire, les électeurs approuvent ou désavouent le pouvoir en place. Aussi bien avais-je, à titre personnel, écrit à Jacques Chirac voici deux ans, pour lui déconseiller de recourir à cette consultation qui, en période d'impopularité, risquait d'aboutir à un rejet du traité. Je n'ai pas attendu le 29 mai pour entendre la bronca populaire, la colère antilibérale et la désespérance sociale qui ont tout emporté sur leur passage, et notamment l'Europe. Le seul vaincu, c'est Chirac. Le seul vainqueur, c'est le peuple et non tel ou tel dirigeant.
Souhaitez-vous l'exclusion de la direction de ceux qui ont fait campagne pour le non ?
Le désaccord ne porte pas sur des personnes. Il est avant toute chose idéologique. Elevé à l'école de Pierre Mendès France, je considère qu'un homme d'Etat a, vis-à-vis du pays, un devoir d'honnêteté et de fidélité à son idéal. Dès lors que ce traité me semblait le plus progressiste des traités européens, nous avions l'obligation morale d'appeler à voter oui. Trois règles d'or n'ont pas été respectées par certains des nôtres : le respect de la vérité, le respect des autres peuples, le respect des militants. Ces principes sont constitutifs de l'éthique socialiste. No




