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Libération
Éditorial

Bête de scène

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Publié le 04/09/1998 à 11h09, mis à jour le 04/09/1998 à 11h09

Même Mick Jagger, qui fêtait ses 55 ans (un mois après Johnny) cet été sur la pelouse des champions du monde, était bluffé que notre rocker national réussisse à remplir trois Stades de France d'affilée. C'est la première gloire d'Hallyday: rivaliser avec les records des plus grandes stars internationales malgré une notoriété cantonnée, pour l'essentiel, à l'Hexagone. En bientôt quarante ans de carrière et quelque 100 millions de disques écoulés, l'«idole des jeunes» a accompli environ 400 tournées rassemblant un public de tous âges. L'équivalent du quart de la population française l'a vu ruisselant sur scène, et est ressorti de l'expérience impressionné de manière durable. C'est sur ce terrain que Johnny se donne, emporte l'adhésion, que le chef de bande creuse au fil des ans la différence avec la meute de ses poursuivants. C'est là qu'il se ressource, retrouve son énergie primitive et une certaine fureur de vivre, chassant zones dépressives et vagues de blues, kilos superflus et excès en tous genres. C'est l'occasion pour le show man de rétablir son hégémonie. Johnny obéit à un rythme immuable: album, concert, live. Soit un album écrit par un orfèvre du genre qui y gagne notoriété et royalties afférentes ­ après Labro, Berger, Goldman, Roda-Gil, Obispo est le dernier en date à faire ses preuves ­, puis une tournée de concerts conclue par un album live qui clôt provisoirement le cycle. Sur les planches, l'enfant du rock rayonne, et le miracle Hallyday renaît. Comme Elvis, qu

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