Le point commun entre un artiste street art, un architecte, ou un directeur d'agence d'urbanisme? Agir sur la ville. Jef Aérosol, Odile Decq, Oriol Clos et Joachim Declerck étaient invités à l'occasion du forum de l'Eurométropole à Lille. Le citoyen est-il l'avenir de l'espace urbain? Pour le cofondateur de Workroom Brussels, centre d'innovation dans l'architecture et l'urbanisme, «La solution ne vient pas d'en bas». Explications.
Faire la ville, oui, mais pas sans ses habitants. Sur ce point, les intervenants du débat «Artistes, architectes, urbanistes, tisseurs de lien social?» se sont entendus. «Les personnes qui passent dans la rue sont mon public. Le but de ma démarche est d'entrer en contact avec les gens ; ils s'accaparent les pochoirs comme des 'voisins', partie intégrante de leur lieu de vie», explique Jef Aérosol, l'auteur de «Chuuuttt !!!» une fresque de 350m2 située près du Centre Georges Pompidou. Travailler à la vue de tous est une autre manière de «désacraliser» la figure de l'artiste et «ses secrets de fabrications» précise-t-il.
Bureaucratie. Les architectes et urbanistes doivent-il continuer à dessiner l'espace public? Odile Decq en doute, «catastrophe urbaine» de la rénovation de la place de la République parisienne à l'appui : «Les lauréats de l'appel à projet lancé ont cherché à représenter une vision de la ville qui est celle d




