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«Capitale européenne de la culture» et après ?

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Le caractère événementiel et symbolique du label européen ne garantit pas son impact sur les territoires. Au Forum de «Libération» à Lille, trois directeurs artistiques d’ex-capitales européennes livrent leur recette du succès.

Publié le 30/06/2013 à 16h36

Capitale européenne de la culture : quelle réalité derrière le label ? Le titre, lancé à l’initiative des ministres de la Culture grec et français en 1985, a déjà couronné une cinquantaine de villes. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Si l’on cite souvent les exemples de réussite (Lille, Liverpool) on a vite oublié les semi-échecs d’Istanbul (en 2000) ou de Patras (en 2006). Invités au Théâtre du Nord lillois, sur la conférence «Lille 2004, Liverpool 2008, Marseille 2013, et après ?», trois directeurs artistiques de Capitales européennes (Hugo De Greef, Didier Fusillier, et Robert Scott) et Ann Branch, ex–responsable du programme des Capitales européennes de la culture à la Commission européenne, en débattent. Ils défendent une inscription de l’événement dans une démarche territoriale à long terme, avec un enthousiasme parfois convenu, qui n’ignore pas les limites de l’exercice.

Honorifique. Le titre de «Capitale européenne de la culture» n'est-il qu'une enveloppe vide? Rappelons les chiffres : le chèque de l'Union Européenne est d'environ 1,5 million d'euros par ville et par année. Et même si, à en croire Ann Branch, «il n'y a pas que l'argent qui compte», ce montant, dérisoire au vu de l'ampleur des projets concernés – Marseille-Provence 2013 par exemple fédère 400 événements et repose sur un budget de plus

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