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L'Europe doit résister au mirage des gaz de schiste

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Pour José Bové, la mobilisation citoyenne ne suffit pas : l'Union européenne doit clarifier sa position et réduire sa dépendance aux énergies fossiles.

José Bové milite contre l'exploitation des gaz de schiste en Europe. (Photo DR)
ParJosé Bové
Député européen, vice-président de la commission de l’agriculture
Publié le 30/09/2013 à 14h06

> La question du gaz de schiste fera l’objet d’un débat avec José Bové lors du Forum «Quelle énergie !» organisé par Libération les 12 et 13 octobre à Toulouse. Entrée libre, réservez vos places dès maintenant.

L’engouement mondial pour les gaz de schiste a fait émerger une bulle spéculative, basée sur des prix américains artificiellement bas et des réserves mondiales largement surévaluées. En Europe, la Pologne ou les Pays-Bas sont déjà revenus sur les estimations. En attendant l’éclatement de cette bulle, les compagnies pétrolières et leurs alliés nourrissent pour l’Europe un mirage énergétique dangereux.

La fracturation hydraulique, seule à même aujourd’hui de permettre l’extraction des hydrocarbures de roche mère, a su fédérer l’opposition contre elle. Son impact environnemental est majeur : forte consommation d’eau dans les forages, risque de perméabilité des conduites entraînant des fuites de gaz et de produits chimiques dans le sous-sol, risques sismiques, impact sur le paysage, sur la fréquence des transports, contamination des eaux de consommation, risque pour la santé... La liste des nuisances est fort longue. Cerise sur le gâteau, l’extraction du gaz de schiste est en tête des énergies fossiles les plus fortement émettrices de gaz à effet de serre.

En Europe, l’été 2013 fut orageux sur le front des luttes co

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