Il y a d’abord ce bâtiment, d’exception. A côté de la cathédrale, le palais archiépiscopal, habillé de sa tour du XVe siècle, couve ses superbes cryptes romanes et gothiques. C’est dans ce lieu, et plus exactement dans la salle de l’Officialité que Jeanne d’Arc a été condamnée en 1431, puis réhabilité en 1456.
«C'est l'histoire qui fait toute la mise en scène»
Il y a ensuite l'originalité du projet. «Il a fallu établir tout le scénario alors que nous ne possédions aucun objet. On s'est donc basé sur le procès en réhabilitation, pour retracer l'histoire à partir des témoignages», raconte Alain Bardin, responsable du site pour la Métropole Rouen Normandie. Ainsi, à travers 15 espaces répartis sur 1000 m2, comme dans une enquête judiciaire, le visiteur suit le juge Jean Juvénal des Ursins, le juriste de la réhabilitation de Jeanne D'Arc. Clémence Farrell, responsable de la scénographie détaille : «Comme il n'y pas de collection, c'est l'histoire qui fait toute la mise en scène. Et puis il y a aussi le cadre, faire revivre l'émotion dans un lieu qui porte autant la mémoire.»
Au final, beaucoup de multimédia et la part belle aux nouvelles technologies. Des projections animent les murs de la crypte. Des «ghosts» -fantômes- témoignent. Les colonnes se transforment en arbre où Jeanne d’Arc reçoit ses apparitions. Les panneaux lumineux distillent l’information. On suit Jeanne d’Arc dans son épopée : lors du couronnement à Reims, sa visite au roi, jusqu'à la pr




