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Sur les traces des messicoles

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Ces plantes vivaces, auxquelles Claude Monet rend hommage dans Les Coquelicots, font l'objet d'un plan national de préservation. La métropole de Rouen y participe activement.

Les Coquelicots-Huile sur toile-Claude Monet-1873
Publié le 26/11/2014 à 10h48

Ce sont des pionnières, fugaces, qui viennent avec la moisson, puis repartent, éphémères. Camomille fétide, Avoine folle, Souci des champs, Grand coquelicot ou Moutarde blanche, les plantes messicoles accompagnent les moissons et poussent à proximité des cultures de céréales : blé, orge, seigle. Il y a quelques décennies, elles constellaient encore les campagnes, les bords de sentier et les tableaux des impressionnistes, comme ceux, bien connus, de Monet. Pourtant, si elles nous paraissent banales, c’est le groupe d’espèces végétales qui a le plus souffert depuis le milieu du 20ème siècle.

En cause : les pratiques agricoles, l’utilisation des produits phytosanitaires, l’intensification des labours. Ainsi, certaines ont tout simplement disparu. D’autres ont fortement régressé. Elles exigent en effet une combinaison de facteurs pour s’épanouir : un désherbage extensif, une certaine densité de céréales et de qualité du sol.

«Mauvaises herbes…»

Depuis 2011, les messicoles font l’objet d’un plan national d’actions pour leur préservation, auquel la métropole de Rouen participe. Car si la Normandie est une terre agricole, c’est aussi celle des Impressionnistes et le symbole est fort. En 2012, la Crea (Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe) a mené un inventaire, poursuivi jusqu’en 2014. Guillaume Fresnel, chef du service environnement détaille : «

En l’espace d’un demi-siècle, on estime que la moitié des messicoles ont disparu. Or cette espèce est un bon indicateur de

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