Solidaire avec les autres… et avec soi-même. C’est la confession, aussi touchante que philosophique, des bénévoles que nous avons interrogés dans le cadre de ce forum organisé avec Solimut Mutuelle de France. Il n’y a pas de mal à faire le bien, au contraire : on se fait du bien dans le même mouvement ; en volant au secours des autres, on se sauve soi-même. D’une société trop dure et trop dispersée, d’une concurrence de tous contre tous qui épuise les salariés, d’une vie au service de la production, qui peut avoir sa noblesse mais dont le sens, souvent, échappe au travailleur. Ce sens, il le retrouve, non dans la béate contemplation, non dans la recherche des plaisirs individuels, et encore moins dans la consommation distrayante et sans âme, mais dans l’effort supplémentaire, le temps consacré à «réparer les vivants», qui donne la certitude d’être utile, de servir une cause plus grande que soi. L’homme (ou la femme), dit-on, est un animal social. Et c’est dans le social qu’il (ou elle) gagne son humanité.
Éditorial
Causes à effets
Publié le 15/03/2019 à 17h06
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