Quelle critique nous épargne-t-on contre l’Etat-providence, ce pilier sans cesse contesté de la société française ? Combien de procureurs intéressés de la solidarité collective, de contempteurs du service public de la santé, de la vieillesse ou de l’emploi ? C’est un leitmotiv lancinant : il coûte «un pognon de dingue», il est bureaucratique, impersonnel, administratif, c’est «l’Etat-nounou», l’Etat tentaculaire, paternaliste et dispendieux. A ces acharnés du moins d’Etat, on conseille d’examiner, un tant soit peu, les lauréats des prix offerts par le mouvement mutualiste à ces professionnels qui vont bien au-delà de leur devoir professionnel. Non contents de remplir leur mission dans des conditions souvent difficiles, ils mènent des actions volontaires, originales et foisonnantes pour humaniser un peu plus ces appareils chargés de pallier les grands risques de l’existence. Souci de considérer et de réunir les aidants spontanés, souvent isolés dans leur tâche, dialogue entre anciens des Ehpad et les jeunes générations, introduction de l’art et du spectacle dans les établissements… les initiatives sont multiples, diverses et inventives. L’Etat-providence n’est pas seulement un appareil utile : c’est un collectif d’hommes et de femmes dévoués à leur métier au-delà même des tâches obligatoires, voués à l’égalité, mais aussi à la fraternité.
Éditorial
Collectif
Publié le 28/06/2019 à 17h14
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