C'est la phrase la plus connue d'Adam Smith, et peut-être de toute la science économique : «Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu'ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme.» Maxime à l'œuvre tous les jours dans nos économies de marché, même si elle a été discutée et contestée maintes fois. Une réalité, au moins, la contredit : dans toutes sortes de circonstances de la vie, c'est la bienveillance, et non l'égoïsme, qui rend la société vivable. Plus de 19 millions de bénévoles en France, qui ne cherchent pas leur intérêt mais travaillent à la protection d'autrui, militants de l'entraide, sans lesquels l'existence des plus fragiles, des blessés de la vie, des malades ou des anciens, serait autrement dure et cruelle. Sont-ils le simple palliatif d'une société par essence compétitive et sans merci ? Ou bien leur action esquisse-t-elle un avenir différent et meilleur ? C'est pour explorer cette planète mal connue, celle de la solidarité spontanée, de l'altruisme pratique et philosophique, que Libération s'est associé avec le Réseau APA (réseau associatif non lucratif de l'économie sociale et solidaire). Une journée de débats et de réflexion pour mieux comprendre et promouvoir ceux qui trouvent leur raison d'être, non dans l'accumulation matérielle ou le prestige social, mais dans l'humanisation de leur société.
Edito
Humains
A la maison des Compagnons du devoir à Strasbourg, le 13 novembre. (Photo Pascal Bastien)
Publié le 29/11/2019 à 17h21
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