La vie serait un brouet clair et insipide sans le plaisir de saucer. Et que je fais trempette dans la blanquette ; que tu mouillettes dans l'œuf coque ; que nous dégustons le fond du bourguignon. Le tout avec des lichettes de pain aussi imbibées qu'une fin de cordée à Pigalle. On tutoie le sublime quand on sauce, comme l'évoque si finement Mayalen Zubillaga dans l'Art de saucer : « C'est une pulsion primitive, une manière instinctive de goûter le monde», écrit cette native de Marseille, «où l'on sauce énormément». Nous voilà donc à récurer en pensée notre assiette en songeant à ses «pieds et paquets presque comme à Marseille», à ses «œufs au purgatoire» et à ses autres recettes de jus idéaux à saucer.
Critique
Saucer vraiment toi
ParJacky Durand
Publié le 01/04/2016 à 17h12
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