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Reportage

Dans le Var et à Bordeaux, «on répare les objets et les personnes»

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A Brignoles, une ressourcerie offre une seconde vie à ses salariés et aux objets oubliés, quand dans la capitale girondine, une Maison des livreurs accompagne les coursiers précarisés.

Le «cœur de métier» de la ressourcerie varoise, «c’est l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi», pose le directeur de l'association, Christophe Delpuech. (Simon Landrein/Libération)
ParFlorence Donnarel
envoyée spéciale dans le Var
Publié le 23/11/2025 à 10h30

Alimentation, logement, énergie, insertion... Retour sur les grands thèmes abordés lors du Forum mondial de l’ESS qui s’est tenu fin octobre à Bordeaux.

Des monticules de vêtements, des buffets en bois, des blocs de climatisation, des piles de livres, une nuée de chariots… Sous l’auvent d’un bâtiment en béton bardé de bois, à Brignoles, dans le centre du Var, Noah et Mélanie s’affairent au milieu d’un grand bazar. «On trie les objets que les gens nous apportent ou qui proviennent de la collecte des encombrants et des débarras de maison», expliquent timidement les deux jeunes.

«Que fait-on des rebuts ?» Noah réfléchit, hésite. «Elles vont dans les bennes derrière le bâtiment. Le bois, les textiles, les métaux triés partiront dans les filières de recyclage», souffle avec un sourire Christophe Delpuech, le directeur général de l’association la Courtoise Ressourcerie. «Noah et Mélanie viennent d’arriver dans notre chantier d’insertion. Ici, on répare les objets et les personnes, mais la ressourcerie, qui consiste à collecter, trier, réparer en atelier et vendre les objets, reste un support. Notre cœur de métier, c’est l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi qui peuvent rester ici entre quatre et vingt-quatre mois. La moitié sont des jeunes de moins de 26 ans», poursuit le responsable qui chapeaute aussi un site à Sai

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