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Interview

Etats-Unis : «Il faut généraliser et diffuser l’économie sociale et solidaire»

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Pavlina Tcherneva, présidente du Levy Economics Institute et professeure à l’université Bard dans l’Etat de New York, pointe l’absence de réseau structuré et organisé pour répondre aux besoins sociaux dans un pays qui favorise plutôt le bénévolat.

«Des millions d’Américains» font du bénévolat, mais «ce qui manque, c’est une vision qui unifie ces efforts ou au moins les soutient», explique Pavlina Tcherneva. (Simon Landrein/Libération)
Publié le 22/11/2025 à 15h20

Alimentation, logement, énergie, insertion... Retour sur les grands thèmes abordés lors du Forum mondial de l’ESS qui s’est tenu fin octobre à Bordeaux.

La chercheuse américaine Pavlina Tcherneva était présente au Global Forum for Social and Solidarity Economy à Bordeaux du 29 au 31 octobre. Elle revient sur la place de l’économie sociale et solidaire (ESS) aux Etats-Unis ; pays où œuvrent nombre de bénévoles, mais où l’Etat fédéral ne fait presque rien pour aider les plus démunis.

Quel est l’état des lieux de l’intégration de l’ESS dans l’économie américaine actuellement ?

Aux Etats-Unis, nous avons beaucoup d’organisations à but non lucratif et d’associations actives sur le terrain, mais il ne s’agit pas d’un réseau structuré et organisé comme on peut en trouver en France. Il existe une multitude de petits groupes qui œuvrent sur le terrain pour répondre à des besoins sociaux. Cela s’explique en partie par le désengagement de l’Etat et par certaines insuffisances des services publics.

Par exemple, nous n’avons toujours pas de

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