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Reportage

Le parc éolien citoyen d’Andilly, une façon de «garder le pouvoir localement»

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La mairie d’Andilly, en Charente-Maritime, a monté son parc éolien citoyen, entré en service l’an dernier. La coopérative a convaincu 400 habitants.

(Simon Landrein/Libération)
ParGilles Caprais
envoyé spécial à Andilly (Charente-Maritime)
Publié le 21/11/2025 à 13h40

Alimentation, logement, énergie, insertion... Retour sur les grands thèmes abordés lors du Forum mondial de l’ESS qui s’est tenu fin octobre à Bordeaux.

A Andilly (Charente-Maritime), la rue du Grand-Moulin n’a jamais aussi bien porté son nom. Depuis l’an dernier, elle donne sur trois immenses éoliennes qui, du haut de leurs 200 mètres, forment les trois points culminants des environs de La Rochelle. «Je les vois tous les jours et ça ne me dérange pas, dit Annie Beneteau. Je ne trouve pas ça vilain, au contraire ! C’est fin, c’est élégant. Et puis c’est un projet formidable.» Quand elle admire le parc éolien d’Andilly, c’est aussi d’un œil de propriétaire : elle a investi 2 500 euros, plus 500 euros pour chacun de ses deux petits-enfants, dans la Coopérative de production d’énergie citoyenne.

La Coopec compte ainsi 440 sociétaires : des particuliers, 11 mairies, la communauté de communes Aunis Atlantique, 6 entreprises (dont Energie partagée investissement) et 4 associations. Elle possède 31 % du parc éolien, le reste étant détenu par Terra Energies (18 %), un fonds d’investissement de la région Nouvelle-Aquitaine, et par le groupe Valorem (51 %), développeur de projets dans les énergies renouvelables. Le projet aura coûté au final 33,8 millions d’euros, fin

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