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Festival des solutions écologiques : vidéo

Santé et biodiversité, un destin lié ?

Pour clore le Festival des solutions écologiques, Jean-François Guégan, Pierre-Henri Gouyon, Camille Besombes et Patrick Giraudoux parlent des potentielles relations entre détérioration de l’environnement et émergence de nouveaux virus.

Harvesters work in the vineyards in Trigny, north-eastern France, on September 13, 2021. - Spring frosts and mildew due to a rainy summer have impacted the quantity of grapes to be picked. (Photo by FRANCOIS NASCIMBENI / AFP) (FRANCOIS NASCIMBENI/AFP)
Publié le 22/09/2021 à 10h47

En clôture du Festival des solutions écologiques en région Bourgogne-Franche-Comté, Libération a donné la parole à quatre scientifiques qui se sont exprimés sur la période de pandémie que nous traversons.

Pour l’écologue Jean-François Guégan, en détruisant les terres, l’agriculture intensive a favorisé la rencontre entre les populations humaines ou animales et une multitude de micro-organismes dont certains se sont révélés ou se révéleront pathogènes. «On est en train d’empoisonner toutes les formes vivantes de la planète, y compris nous, poursuit le biologiste Pierre-Henri Gouyon, et de créer un monde où on sera constamment attaqués par toutes sortes de pestes».

A leurs côtés, l’épidémiologiste Camille Besombes regrette d’avoir à traiter des effets sur la santé de la perte de la biodiversité. Elle dit : «Le médecin se retrouve toujours au bout de la chaîne, alors qu’il y a des choses à faire en amont. Ne faudrait-il pas laisser faire la dynamique du vivant pour voir ce qu’elle peut nous apporter ? C’est ce qu’on appelle le réensauvagement en santé.» Et le professeur d’écologie Patrick Giraudoux d’ajouter : «Le problème, c’est que les études qui permettraient de savoir comment fonctionne la faune sauvage sont très peu financées, l’effort va vers le médicament et c’est très bien, mais dès qu’on veut aller aux causes, la recherche n’est absolument pas financée.»

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