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Reportage

Violences conjugales : au 3919, le plus difficile est «la frustration face à l’injustice»

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Sur la plateforme d’écoute nationale destinée aux femmes victimes de violences, d’autres femmes conseillent, orientent et rassurent. Un travail émotionnellement éprouvant.

(Mathilde Van Gheluwe/Libération)
Publié le 25/11/2025 à 6h00

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, reportages, analyses et témoignages. Un dossier réalisé en partenariat avec le Crédit Mutuel.

«Je vous appelle parce que mon copain a insisté pour avoir un rapport. Je l’ai repoussé, j’avais mal, mais il m’a fait culpabiliser, m’a manipulée, et j’ai fini par accepter.» La jeune femme marque une pause. «Est-ce que c’est un viol ?» De l’autre côté du combiné, une respiration. La réponse n’est pas précipitée. On devine que c’est le temps qu’il faut pour jauger : dire la vérité, sans que cela fasse plus de mal. «Vous avez subi une pression psychologique, il n’était pas possible pour vous de dire non. Ce que vous décrivez, pour moi et pour la loi,

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