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Clearstream, l'obsession Villepin

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Publié le 18/06/2008 à 3h55

L'affaire Clearstream vire à la mascarade judiciaire. Depuis trois mois, les juges envoient promener tous ceux qui ont le culot de contester leur vision binaire du dossier. Jeudi, le président de la chambre de l'instruction a rejeté l'ultime demande en cours, l'audition de Claude Guéant, l'actuel secrétaire général de l'Elysée. Prière de s'en tenir à l'histoire officielle : une simple guéguerre entre Sarkozy et Villepin qui aurait commencé en janvier 2004 dans le bureau du second au Quai d'Orsay. Tout porte pourtant à croire que cela aurait pu démarrer trois ans plus tôt, en d'autres cénacles, liés aux Renseignements généraux (RG).

Faussaire. Commençons par l'anecdote, la mention dans les faux listings de vedettes d'origine corse : la mannequin Laeticia Casta et la chanteuse Alizée. Seule explication rationnelle à leur présence incongrue - elle n'est pas terrible, mais il n'y a guère mieux faute d'une instruction judiciaire plus poussée -, le présumé faussaire, Imad Lahoud, était en relation avec un policier des RG en charge des milieux corses.

Plus sérieusement, figurent dans les listings tous les protagonistes de l'Angolagate. Les principaux acteurs de cette affaire d'armement (Pierre Falcone, Arcadi Gaydamak.), mais aussi des seconds rôles (Samuel Mandelsaft, Robert Aflalo.) inconnus du grand public. Ces derniers figurent par contre dans les carnets d'Yves Bertrand (lire ci-contre), inamovible directeur des RG de 1992 à 2004, ou dans des notes de sa fidèle enquêtrice

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