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Analyse

Droit au logement, droit au but

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DAL a une philosophie: squatter n'est pas tricher. Et une idée fixe: la réquisition des logements vides que prévoit une ordonnance de 1945.

Publié le 19/12/1994 à 23h42

Après les places publiques (square de la Réunion en 1990), les tentes sur terrains vagues (quai de la Gare en 1991), les immeubles vides appartenant à des propriétaires publics (avenue René-Coty en 1993, rue Condorcet ou rue Béranger en 1994), l'association Droit au logement (DAL) est montée d'un cran. Hier, elle a visé au coeur la chère ville de Jacques Chirac.

Droit au logement traite en opérations-commandos, de plus en plus sophistiquées, le problème de l'accès pour tous au logement. L'association fonce, l'abbé Pierre en figure de proue, quand les autres mouvements composent pour finalement (et ils se le reprochent parfois) servir de cache-misère. Les militants du Droit au logement, eux, exposent cette misère sur la place publique, sans fausses pudeurs.

Il y a donc deux méthodes aujourd'hui dans le mouvement associatif qui intervient en faveur des mal-logés. Celle de DAL qui frappe par à-coups et par surprise. Et celle des grandes associations qui hébergent à longueur d'année, fournissent conseils, aides et abris à des dizaines de milliers de gens qui appellent à l'aide. Débordées par l'affluence aux guichets, elles en restent pourtant aux actions classiques.

Cette semaine, le haut comité pour le logement des personnes défavorisées, présidé par l'ancien ministre du Logement Louis Besson, s'apprête à rendre publiques ses résolutions lors d'une conférence de presse dans un salon de Matignon où François Mitterrand l'a installé. Emmaüs, de son côté, vient de rendre un modeste Ra

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