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Libération

Onze balles retrouvées dans le corps de Kelkal

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«Les gendarmes ont agi en état de état de légitime défense», a affirmé le Premier ministre.

Publié le 04/10/1995 à 9h35

Les gendarmes ont agi «en état de légitime défense» en tuant Khaled Kelkal: c'est le Premier ministre qui l'a dit hier devant l'assemblée nationale. «C'est un point marqué par la loi contre le crime, a ajouté Alain Juppé. On va jusqu'à parler d'assassinat délibéré. Il ne m'appartient pas de me prononcer sur le déroulement de l'enquête, toutefois il m'appartient d'affirmer que je ne laisserai pas des gendarmes ou des policiers sans défense quand on leur tire dessus.» Le Premier ministre assure que «nous aurions préféré prendre Kelkal vivant», mais qu'il «avait choisi la violence» et en a «payé le prix».

Khaled Kelkal a été abattu de onze balles, vendredi soir, près de Lyon, la dernière l'a touché à la tête. Les deux premiers projectiles tirés par les hommes de l'escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN), sont des balles Brenneke, qui servent notamment à la chasse au sanglier. Elles ont atteint le jeune Algérien à une jambe et à la main. Kelkal aurait tiré cinq fois avec son 7,65, avant de tirer deux autres fois, sans toucher personne. M6 a pu filmer la fin de fusillade, mais n'a pas souhaité diffuser le passage où un gendarme crie: «Finis-le, finis-le.» La gendarmerie a, de son côté, démenti avoir ordonné une enquête de commandement (une enquête interne) pour retracer l'exact déroulement des faits.

La justice est néanmoins saisie de l'affaire: après les premières constatations, faites par les gendarmes le soir même en «enquête de crime flagrant»,

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