On le croit sage, comme une image virtuelle. Sans aspérité, comme une icône en 2D. Pur produit d'une chaîne qui lisse les profils comme un maçon les murs de la maison. C'est Pascal Praud, jeune homme de peu d'esbroufe et de beaucoup de foot. On le reconnaît au crépuscule des matchs, homme de terrain; ou les lendemains de soirées ballons, homme de plateau. A ce sourire mitterrandien d'avant rémoulage des incisives, à ces interventions circonstanciées et dominicales sur Télé Foot, à ces légendaires duels à fleurets tachetés contre Jean-Claude Suaudeau, l'entraîneur nantais, que l'on suivait avec délectation à la mi-temps, ou au terme des rencontres de la Champion's League. Pas la même intensité, ni la même issue bien sûr que celui opposant jadis le poète Pouchkine au baron Dantès, mais là n'est plus la question en effet.
Vous nous disiez récemment, cher Pascal de chez TF1, entre deux périodes au Parc, entre deux Tourtel, entre deux cartons-repas offerts par le PSG, le bien que vous pensiez de cette colonnicule du samedi (et des autres jours aussi d'ailleurs, merci pour eux). Sympa, vraiment... pas obligé, en plus. Et votre regret implicite de ne pas y voir votre nom en haut de l'affiche. Où vous nous demandiez (imploriez?) de parler de vous, en bien ou en mal, peu vous importait finalement, parce que l'écrit se répandant sur la gent de l'audiovisuel reste à vos yeux la preuve tangible, confessiez-vous, d'une véritable existence cathodique. Flagornerie? Sincérité? C'est combien?




