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Libération

Un à deux ans de prison pour six mutins de Dijon.

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Publié le 23/05/1996 à 5h14

Le tribunal correctionnel de Dijon a condamné hier à des peines de

un à deux ans de prison six des neuf détenus accusés d'être à l'origine de la mutinerie de la maison d'arrêt, le 7 avril. Les trois autres ont été relaxés. L'affaire, peu ordinaire, avait été examinée en comparution immédiate (les ex-flagrants délits) le 26 avril lors d'une audience marathon de dix heures et le tribunal avait eu fort à faire pour déterminer les responsabilités. L'accusation s'appuyait surtout sur le témoignage de trois surveillants, dont deux stagiaires, qui avaient eu du mal à reconnaître les accusés dans le box.

Hocine Arbatmi, Abdelrahim Bourkaïb et Pierre Bouaouni ont été condamnés à deux ans de prison, Antoine Plichota à quinze mois, Stanislas Pogu et XX(1) à un an. Youssef Badi (que le parquet avait renoncé à poursuivre), Roland Arché et Hachim El Mokhtari ont été relaxés.

Le garde des Sceaux, Jacques Toubon, avait demandé à l'avance des «peines exemplaires» pour les mutins. Il n'a pas été réellement suivi par le tribunal de Dijon qui s'est cependant gardé de faire droit à la demande de supplément d'information de la défense: les avocats avaient fait état «d'un débordement terrible» des forces de l'ordre après la mutinerie, en produisant les nombreux certificats médicaux de leurs clients. La plupart des avocats n'avaient pu rencontrer les mutins qu'une heure avant le début de l'audience, puisqu'après la quasi destruction de la maison d'arrêt de Dijon, les détenus ont été transférés une dem

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