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A Rungis, les marchandises ne passent plus

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Les chauffeurs laissent toutefois fonctionner le MIN (produits frais).

Publié le 25/11/1996 à 1h02

Bretelle d'accès barrée, camions en travers de la route: depuis vendredi, la plate-forme logistique de Sogaris, à Rungis (Val-de-Marne), ne tourne plus. A l'intérieur de cet immense parc de fret, tout proche d'Orly, 130 entreprises entreposent leurs marchandises censées approvisionner les points de vente de la région parisienne et d'au-delà. Les hangars de Danone, de la Samada (centrale d'achat de Monoprix), de Continent, des NMPP (Nouvelles Messageries de la presse parisienne, la société de distribution de la presse) sont déserts. D'habitude, 6 000 camions entrent et sortent tous les jours de Sogaris pour charger et décharger leurs contenus. Ce week-end, avec 25 camions disposés de guingois devant les grilles, l'activité était au point mort. Des exemplaires du Point, de Télé loisirs, du Figaro madame, soigneusement emballés sous plastique, n'attendent plus personne.

En face, de l'autre côté de la passerelle qui surplombe l'autoroute A6, le MIN (marché d'intérêt national) de Rungis, le «ventre de Paris», où sont débarqués et vendus tous les produits frais destinés au commerce et aux marchés de la capitale, fonctionne. «Si on le bloquait, nous serions dégagés par les CRS dans les cinq minutes, et puis notre but n'est pas d'affamer Paris...» souligne Jean-Louis Vanderhaegen, membre du bureau fédéral CGT-transports. Mais la plate-forme Sogaris, les routiers y tiennent. «Tant que les organisations syndicales ne nous diront pas de bouger, on reste.» «Les problèmes sont tellement n

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