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Libération

Le Pen perd contre «Envoyé spécial»

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Le leader du FN arguait notamment de son droit d'auteur sur ses discours.

Publié le 21/02/1997 à 17h17

Ni communiqué lu à l'antenne ni suppression de séquences: «Le Pen dans le texte», le document d'Envoyé spécial, a donc été diffusé hier soir dans son intégralité. Jean-Jacques Gomez, premier vice-président du tribunal de grande instance de Paris, a rejeté la demande de Jean-Marie Le Pen qui constestait le contenu «crypto-totalitaire» du reportage (lire Libération de jeudi). Le juge a déclaré que n'ayant pas vu l'émission (1), Jean-Marie Le Pen ne pouvait pas juger les allégations des uns et des autres. Si l'émission se révélait trop militante, a-t-il ajouté, contrairement aux obligations d'une chaîne de service public, il appartiendrait au président du Front national d'engager des procédures.

Histoire de l'oeil. Le matin, dans la petite salle des référés du tribunal de grande instance de Paris où se jugeait l'affaire, Me Marine Le Pen, avocate et fille du président du Front national, a mis en cause «l'état d'esprit des producteurs de l'émission» (Paul Nahon et Bernard Benyamin, ndlr), leur démarche de «dénigrement systématique» et surtout leur refus de «faire visionner le reportage à Jean-Marie Le Pen» pour qu'il puisse y répondre. Faute d'éléments précis sur le contenu de l'émission (hormis ce qui a pu paraître dans la presse), il fallait à Marine Le Pen s'appuyer sur quelques fondements juridiques . Pour cela, elle a invoqué la notion d'atteinte à l'int

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