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Conférence pour l'emploi. J-9. Des patrons transportés par la réduction du temps de travail. Exclus de la loi Robien, les transports publics veulent rattraper leur retard.

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Publié le 01/10/1997 à 11h04

La filière des transports publics, grande recalée de la loi Robien,

se mobilise pour ne pas être oubliée lors de la Conférence sur l'emploi. Hier matin, l'Union des transports publics (UTP) et le Groupement des autorités responsables de transport (GART) ont tenu salon pour débattre du problème: comment faire partie, cette fois, des entreprises qui pourraient bénéficier d'un coup de pouce financier incitatif pour diminuer le temps de travail?

Le secteur, qui emploie, hors SNCF et RATP, 34 000 personnes via 170 réseaux de bus et de tramways, est sur les dents. En 1996 déjà, la loi Robien, qui prévoit des exonérations de charge en échange d'une réduction du temps de travail avec création d'emplois, était passée sous le nez de la filière. Quatre mois après la promulgation de la loi, une circulaire avait exclu les entreprises de l'UTP au motif que les transports urbains sont hors concurrence et subventionnés. «Cela s'est fait plus pour des raisons budgétaires que pour des raisons de fond», souligne Michel Cornil, président de l'UTP. Problème: pendant ces quatre mois, et parfois après des conflits très durs, un certain nombre d'accords Robien avaient été passés, notamment à Calais, Toulouse ou Rouen. Aujourd'hui, plusieurs de ces accords sont restés tout bonnement sans application" «Cela a créé, au sein de la profession, une vraie fracture», dénonce Eric-Marie de Ficquelmont, président de la Commission des affaires sociales de l'UTP. Un tiers des réseaux ont cependant fini par bâ

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