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Libération

SNCF et RATP, en grève pour faire monter la pression. Le trafic sera très pertubé aujourd'hui.

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Publié le 08/10/1997 à 11h33, mis à jour le 08/10/1997 à 11h33

Ça roule mal. Un train sur deux, une rame de métro sur deux en

moyenne. Avec des situations très contrastées sur le terrain. Certaines régions seront plus touchées que d'autres par le mouvement de grève lancé depuis hier 20 heures et jusqu'à demain matin 9 heures. Le sud-est de la France, en particulier, terroir traditionnel des grèves «dures», tiendra son rang: aucune liaison TGV Paris-Nice et un TGV sur cinq à partir de Marseille seulement sont prévus. A deux jours de la Conférence sur l'emploi, la première grève des transports de l'ère Jospin n'est évidemment pas fortuite. Pour les syndicats, cela s'appelle «instituer un rapport de force». Ou bien «peser sur le débat». L'emploi, les salaires et les 35 heures figurent donc au coeur des revendications formulées dans l'appel commun des syndicats cheminots CGT, CFDT, FO, FGAAC (agents de conduite autonomes) et SUD Rail; idem à la RATP, selon le mot d'ordre de la CGT et des autonomes.

«Les questions d'emploi, de salaires et de conditions de travail sont au coeur des préoccupations quotidiennes des cheminots», soulignait hier, dans un entretien à l'Humanité, Bernard Thibault, secrétaire général des cheminots CGT et leader du conflit de 1995. «Le choix de la date n'est pas innocent, c'est vrai. Les thèmes abordés sont généraux», déclare pour sa part Bruno Dalberto, autre leader de 1995, à la CFDT. Le hic, c'est que le personnel roulant et posté de la SNCF travaille déjà à 35 heures depuis les ordonnances de 1984 de Charles Fiterma

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