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Conference pour l'emploi. J-1. Les heures sup, ennemies des 35 hElles sont la première cause de l'augmentation du temps de travail.

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Publié le 09/10/1997 à 10h03

Martine Aubry l'a confirmé hier: la réduction des heures

supplémentaires sera un des «éléments clefs du processus qui ne manquera pas de s'engager» après la conférence nationale de vendredi. Pour la ministre de l'Emploi qui répondait, à l'Assemblée nationale, à une question de Georges Hage, député PCF du Nord, il n'est pas question «d'accepter des heures supplémentaires permanentes qui usent la santé de beaucoup de salariés et ne laissent pas la place à ceux qui ont besoin d'un emploi». La consommation d'heures supplémentaires par les employeurs est aujourd'hui en effet la première cause de l'augmentation de la durée réelle du travail. Et pour cause. C'est aujourd'hui la plus souple des flexibilités offertes dans l'adaptation de la main d'oeuvre au plan de charge des entreprises... Et tant qu'il en sera ainsi, le slogan sur le partage du travail restera vide de sens, et la réduction du temps de travail légal sans effet sur la durée réelle et donc sur l'emploi. D'où l'idée de rendre plus dissuasif le recours aux heures supplémentaires. Il n'est pas exclu qu'on se dirige, à l'issue de cette conférence, vers un renchérissement du coût des heures supplémentaires. Tous les patrons n'y sont pas hostiles. Le Centre des jeunes dirigeants (CJD), notamment, qui a proposé hier de lui-même que les «heures sup soient limitées au maximum», en les surtaxant. Conscient que les salariés sont parfois implicitement «complices» d'une mesure qui arrondit leurs fins de mois, le CJD propose aussi

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